18/06/2008

le serial killer

un échange épistolaire d'une qualité littéraire digne des plus grands

et voilà que je suis séduite par A

A. deploie un talent fou pour envoyer des petits mots, rien n'est banal, chez lui

il arrive en trois phrases à m'emerveiller

rien d'étonnant , il est poéte et ecrivain, il a été publié et me fait part des titres de ses ouvrages, à ma demande

je veux aller en acquérir un ,mais il me dit gentiment que si je veux bien le rencontrer il me dedicacera son "dernier bébé", qu'il considère comme le meilleur

 mon amour du verbe me fait accepter l'invitation

je le rencontrerai dans un café la semaine d'après

 

le jour arrive et je dois abandonner une amie venue me rendre visite

comme c'est une première rencontre, je demande à mon amie de m'attendre

car un premier contact ne doit pas être trop long

 

j'arrive au café et mon regard est attiré par un homme échevelé à l'allure un peu effrayante

il a des yeux à fleur de peau et un regard bizarre

je m'approche et demande s'il est bien A

C est bien lui

les ondes qui s'en dégagent sont très très negatives , mais je m'assieds

un peu réticente

 

il me regarde  avec ses yeux de mouche et m'envoie en pleine face

" je ne vous plais pas n'est ce pas?"

gênée par cette constatation pour le moins abrupte

je réponds bêtement

"mais monsieur, laissez nous le temps de faire connaissance"

puis silence lourd

il reprend , agressif

"arrêtez de regarder par dessus mon épaule"

là je me dis qu'il "y a qq chose de pourri au royaume de danemark"

je prends congé pour aller me rafraichir et j'en profite pour appeler mon amie au secours

" s 'il te plait attends moi , lui dis je, j'ai la trouille"

il commande un porto

moi un coca

et j'embraye sur son livre qui est deposé face à lui

nerveux, il le signe et me l'envoie à travers la table, vide son porto

et s'en va

je suis coite

je n ose pas bouger , mais suis heureuse d'en être quitte

soudain je le vois passer

j'attends un peu et rentre chez moi, heureuse de retrouver un visage ami

là, mon amie me dit qu'il a déjà appelé deux fois

cet après midi là , il a retélephoné non stop jusqu'au soir où ne me supportant plus chez moi, je suis sortie

le manège s'est répété tard toutes les nuits,

j entendais sa respiration et plus rien

 

après un mois il s'est lassé

j'ai lu et relu son recueil de poèmes

c etait morbide mais sublime

voilà un petit moment, j'ai regardé sur le site de son editeur et là

j'ai vu qu'il pourrait être "LE DEPECEUR DE MONS"

je n'avais pas lu doctissimo avant et j'ai eu tort, l'affaire, si je puis dire, n'est jamais dans le sac

 

17:23 Écrit par miss teint guette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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